Congrès International
pour la Nouvelle Evangélisation
Lisbonne, 5-13 novembre 2005

 

 

 
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CONGRES D’EVANGELISATION :

 L’étape de Lisbonne

 

     Au milieu du congrès entre Vienne et Paris d’une part et Bruxelles et Budapest d’autre part, l’étape de Lisbonne était imprégnée de la culture portugaise mais aussi traitait un thème universel qui est essentiel en Europe : notre rapport à la vie, vie sur cette terre mais aussi vie éternelle. Dans l’encart de cette feuille les autres membres de la délégation de notre paroisse vont vous donner un compte rendu de ce que nous avons vécu. Je vais essayer de dégager quelques idées qui ont émergé.

1.      Dieu est beau, la foi a produit de la beauté (architecture, musique, peinture…liturgie). Contempler la beauté de Dieu peut être un chemin d’évangélisation. Une liturgie superbe peut conduire au Seigneur car elle dit quelque chose de sa beauté.

2.      De grands rassemblements populaires tels des processions permettent de faire renouer le contact avec Dieu et son Église à fortiori lorsqu’ils s’accompagnent d’une parole épiscopale forte et si l’événement est relayé par des médias neutres.

3.      Dieu se donne à travers sa Parole. La Bible interpelle nos contemporains. Elle peut être première rencontre avec le Seigneur. (Au cœur de Lisbonne sur une place comme celle du Châtelet il y avait une exposition sur la Bible, on pouvait aussi jouer à la pêche à la ligne et tirer une parole de Dieu ou dans des pots à vitamine trouver la Parole qui nous apporterait ce dont nous avons besoin pour vivre).

4.      La vie fait partie du patrimoine commun de l’humanité. Tout homme peut reconnaître qu’elle est un don et une responsabilité. Il y a un lieu à ré évangéliser : la mort, lieu des questions essentielles sur notre destinée, lieu où tout homme est particulièrement réceptif surtout si ceux qui l’accueillent sont attentifs, serviables et priants. La privatisation des rites funéraires est un obstacle au soutien de la communauté ecclésiale locale et de la société.

6.   L’annonce de la vie éternelle est essentielle car nul ne se résout à accepter que sa vie puisse s’achever sur cette terre. Nous avons à réaffirmer notre foi en la résurrection de la chair face aux autres propositions qui ne tiennent en fait pas. La dimension corporelle de la résurrection est la condition de la continuité de nos relations et de notre personnalité. Ces données sont appréciées et valorisées par notre société.

      Voici à quelques jours de notre retour  les principales réflexions que m’inspirent les multiples homélies, conférences, conversations et ateliers auxquels j’ai participé. Ceci est bien sûr subjectif. Mais je souhaite que le compte-rendu ci-joint et ce quelques propos nous aident à transmettre le Christ avec un énergie renouvelée au cœur de notre quartier. Que la Vierge Marie, Notre Dame de Fatima et Thérèse de Lisieux dont les reliques étaient présentes au congrès nous accompagnent !

 

Abbé Xavier SNOËK

A la suite de Paris - Toussaint 2004, le congrès pour une nouvelle évangélisation s'est tenu cette année à Lisbonne : "Lisboa 2005 : Cristo Vivo". Nous étions 4 de la paroisse à y participer : Anne Neudorffer, Fabrice Reillon, le P. Xavier Snoëk et moi-même.

Nous avons été accueillis chaleureusement par les paroissiens de Santa Joana Princesa, une église consacrée il y a deux ans. Cette paroisse s'est beaucoup investie sous l'impulsion de son curé, le Père João. La paroisse proposait tous les soirs une activité différente : comédie musicale (en lien avec la communauté de l'Emmanuel), soirée "Fado" (chant traditionnel portugais), Via Lucis (procession aux flambeaux communes aux trois paroisses avoisinantes).

Le congrès proprement dit se déroulait au monastère de Jéronimos, à l'ouest de la ville. La journée commençait par les laudes, suivies de témoignages se rapportant à la conférence du jour (sur le mystère de la vie). Après la messe et le déjeuner, nous pouvions soit participer à des ateliers concrets en fonction de nos centres d'intérêts, soit aller en ville pour des temps de mission sur les grandes places, dans les centres commerciaux. Les vêpres solennelles avaient lieu à la Cathédrale (Sé) en présence des reliques de Sainte Thérèse de Lisieux. En soirée, nous pouvions participer aux différentes propositions des paroisses.

Ci-dessous, voilà quelques moments forts de ces 9 jours à Lisbonne :

·        la beauté du monastère de Jéronimos.

·        les liturgies solennelles et multi langues.

·        la procession organisée par notre paroisse d'accueil avec deux de ses voisines. Quelque 500 personnes ont marché entre l’église S. João Deus et l’église S. João Britto, sous la présidence du cardinal Erdö, archevêque de Budapest.

·        Le pèlerinage au sanctuaire de Fatima : messe et chapelet dans la chapelle des apparitions, prière auprès des petits voyants les bienheureux François et Jacinthe.

·        La grande procession aux flambeaux qui a réuni plus de 500 000 personnes dans les rues de Lisbonne. Tous suivaient la statue de Notre-Dame de Fatima, sortie pour l'occasion du sanctuaire de Fatima (3e fois en 80 ans). Pendant 3 heures, nous avons marché, portés par les chants, les Ave Maria en portugais. Aux fenêtres de leurs maisons, les lisboètes avaient déployé des tentures, des bougies en l'honneur de Marie. La télévision nationale retransmettait en direct cette procession et la Ville avait mis en œuvre des moyens techniques impressionnants. La conclusion de cette procession a été la consécration à Marie de la Ville de Lisbonne par le cardinal Policarpo, patriarche de Lisbonne et une exhortation sur la mission spécifique de la femme dans l’Eglise. Il a invité les centaines de milliers de participants présents à reprendre à leur compte les paroles de Marie parlant de son fils « Faites tout ce qu'il vous dira. ». Aux pieds de la Vierge, étaient déposées les boîtes dans lesquelles les paroisses de Lisbonne avaient recueilli des intentions de prière tout au long des semaines passées.

Mais ces jours passés à Lisbonne sont plus vastes que ne le présentent ces quelques lignes : nous avons partagé la vie des lisboètes, observé ce que faisaient nos amis portugais. Tout n'est sans doute pas transposable à l'Immaculée Conception. Nous revenons plus "vivants" que jamais. 

Vous pouvez retrouver l'ensemble des photos, ainsi que la plupart des textes (conférences, témoignages, homélies) sur le site de la paroisse : www.immaculee-conception.net.

Emmanuel POTTIER

A l’issue des six premiers jours de congrès, quelques heures avant la procession aux flambeaux et la consécration de la ville de Lisbonne à Marie, a eu lieu un débat-rencontre, retransmis par la télévision nationale, réunissant les archevêques de chacune des villes d’Europe accueillant le congrès (Card. Schönborn, Vienne ; Mgr. Vingt-Trois, Paris ; Card. Policarpo, Lisbonne ; Card. Danneels, Bruxelles ; Card. Erdö, Budapest). Quatre thèmes ont été retenus par la présentatrice animant le débat ; thèmes choisis pour leurs liens avec les préoccupations actuelles de nos contemporains. Pour chacun d’entre eux, voici quelques idées-phares développées au cours de la rencontre :

1) Violence et dialogue interreligieux.

·        Le dialogue interreligieux est possible dans la mesure où l’on ”propose ce à quoi l’on tient le plus”.

·        Le Christ est le seul à pouvoir unifier les hommes, c’est le sens de sa venue sur terre.

·        ” La religion n’est pas la racine mais le remède à la violence”. On ne pourra arriver à une pacification du monde en prônant l’absence de religion. Seul l’approfondissement de la foi le permettra.

·        Nous avons le devoir de reconnaître et demander pardon pour les violences causées par les chrétiens en Europe et exportées dans le monde.

 2) Les divorcés-remariés et les sacrements.

·        Il s’agit d’une situation très douloureuse, tant pour les divorcés-remariés eux-mêmes, que pour les évêques et les prêtres qui les accueillent.

·        En l’absence de communion sacramentelle possible, la participation à la messe consiste, pour les divorcés-remariés tout particulièrement, en ”une union à la croix du Christ, Lui  les prend sur sa croix, les enveloppe de son amour et de sa miséricorde. ”

·        Le mariage n’est pas uniquement un engagement privé entre les deux époux, mais également un engagement vis-à-vis de la collectivité, source de sa cohésion sociale. En retour, celle-ci doit encourager ceux qui luttent pour rester fidèles. Or l’Eglise est bien souvent seule à défendre la beauté du mariage et de la famille. D’où la nécessité d’avoir le courage de promouvoir cette conception de la famille.

3) Les jeunes.

·        Face à leurs difficultés à croire : Il est indispensable ”d’être transparent à eux” ; il est inutile de faire état de ses doutes, ” de promener ses doutes”, il ne faut pas leur cacher ”que croire coûte cher”, est exigeant. Actuellement, on note dans la transmission de la foi, que le fait d’affirmer ” Dieu est la Vérité” entraîne souvent le scepticisme. De même, souligner sa bonté, sa perfection décourage. "Le chemin à explorer pour aller à Dieu est donc présentement le Beau : le Beau désarme”.

·        Face à la dépréciation ambiante de la vie humaine, source de tant de suicides de jeunes, ” nous devons manifester notre bonheur de vivre, au travers des vicissitudes de la vie ; notre bonheur de croire que l’homme est fait pour cheminer vers le bonheur et la joie. Nous devons être pour eux un signe d’espoir sur leur propre vie, afin qu’ils découvrent leur propre beauté.”

 4) Société de consommation et vision chrétienne de l’économie.

·        ”Chaque chrétien, en tant qu’homme ayant la responsabilité de l’univers (cf .  Gn 1,26-29), doit exercer sa propre responsabilité politique, économique ; sa responsabilité de consommateur”. Ceci implique de ne pas nous laisser mener par ”l’idolâtrie de nos  propres désirs” mais de ”mettre un frein à notre consommation” ; ”sinon l’économie n’a plus de dirigeant.” Ainsi, ”les laïcs chrétiens ont à former le monde selon l’Evangile”.

Anne NEUDORFFER

Témoignage de l'abbé Michel Rongvaux, prêtre à Bruxelles : cliquez ici
 

Quelques liens utiles :
- Paris Toussaint 2004 : cliquez ici.
- Site officiel ICNE portugais : cliquez ici.
- Site officiel ICNE français : cliquez ici.
- Site du diocèse de Lisbonne : cliquez ici.
- Site de la paroisse Santa Joana Princesa (Sainte Jeanne de Portugal) : cliquez ici.

 

Accéder aux photos :
1- samedi 5 novembre
2- dimanche 6 novembre
3- lundi 7 novembre
4- mardi 8 novembre
5- mercredi 9 novembre
6- jeudi 10 novembre
7- vendredi 11 novembre
8- samedi 12 novembre
9- dimanche 13 novembre
10- Eglise de Santa Joana Princesa
11- Monastère de Jéronimos

Il est possible de voir d'autres photos :
- sur le site ICNE de Lisbonne : cliquez ici.
- sur le site esprit-photo.com : cliquez ici.
- sur le site de Notre-Dame de la Salette (15e) : cliquez ici.

 

Quelques émissions à suivre :
- vendredi 18 novembre, KTO, 20h50
KTO Magazine revient sur le Congrès à Lisbonne. L'émission a été enregistrée depuis Lisbonne, et commence par une interview du cardinal Policarpo et Mgr Vingt-Trois. (regarder l'émission).