Fresques du chœur
Vitraux


Fresques du chœur





Toute la décoration du chœur de l'église est en relation avec le dogme. Marie est bien présentée comme la nouvelle Eve. Celle-ci est constituée de toiles marouflées, peintes par le peintre polonais Victor Zier, né en 1822 à Varsovie, dont on peut aussi admirer des œuvres à Saint-Roch et à Saint-Louis-des-Invalides.







Fresques de gauche

Fresques de droite






Fresques à gauche du choeur

A gauche, nous avons Dieu le Père chassant Adam et Eve du Paradis terrestre après le péché originel; le serpent est encore là !







Puis se succède par ordre chronologique les patriarches et les prophètes. D'abord Abel, dont l'offrande plut à Dieu contrairement à celle de son frère Caïn. Puis vient Noé, portant l'arche. Ensuite vient Abraham allant sacrifier son fils Isaac. Derrière eux, le prêtre Melchisédech, à qui Abraham offrit la dîme de tous ses biens et qui offrait le pain et le vin en signe du sacrifice parfait. Puis vient Jacob et son échelle, Moïse portant les tables de la Loi et son frère Aaron, suivis de Josué, des prophètes : Elie et le corbeau qui le ravitailla, Samuel, Isaïe, Jérémie et Daniel. On voit aussi Judith qui porte la tête d'Holopherne qu'elle vient de tuer dans son sommeil, et la reine Esther qui sauva son peuple en suppliant le roi de Suze. On voit ensuite David et sa harpe, et au fond, le roi Salomon.










La dernière toile représente ceux qui ont précédé immédiatement le Christ et sa mère: Les parents de la Vierge, Anne et Joachim, suivis de Joseph, l'époux de Marie ; puis Elisabeth, la cousine de la Vierge, son époux le prêtre Zacharie et leur fils Jean Baptiste portant un étendard marqué de l'Agneau pascal car il a reconnu Jésus comme l'Agneau (référence à l'agneau tué par chaque famille juive au moment du départ d'Egypte et dont le sang appliqué sur les portes a préservé de la mort les aînés du peuple hébreux alors que les Egyptiens meurent).








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Fresques à droite du choeur

De l'autre côté il y a aussi une procession en marche vers la Vierge immaculée. Mais l'ordre est inversement chronologique : en effet, fait face à la scène du paradis terrestre, celle de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception, le 8 Décembre 1854.








Le bienheureux pape Pie IX, figure parallèle à celle de Dieu le Père (!), désigne d'une main la statue monumentale de la Vierge et tient de l'autre le texte du dogme ; devant lui, le cardinal Guibert prosterné ; et debout le Cardinal Pecci, futur Léon XIII, pape à partir de 1878. Ce qui permet de dater les toiles de quelques années après 1878, donc après la construction de l'église.
Viennent ensuite saint François de Sales (en soutane, rochet et camail), divers moines (saint Bernard, saint François d'Assise, saint Bruno, saint Dominique, saint Benoît, saint Jean de la Croix près de saint François de Sales...), de saints évêques : saint Denis, 1er évêque de Paris portant sa tête car il a été décapité à Montmartre, puis peut-être saint Pothin, 1er évêque de Lyon, saint Hilaire de Poitiers, saint Irénée ... et saint Martin en soldat, partageant son manteau.










Viennent en dernier les 12 Apôtres conduits par saint Pierre portant les clefs, car Jésus lui a dit qu'il lui donnerait les clefs du Royaume des Cieux ce qui a donné la représentation traditionnelle de saint Pierre depuis le Moyen Age, et saint Paul portant l'épée de son martyre, là aussi représentation traditionnelle (les martyrs sont toujours représentés avec l'instrument de leur supplice). On a voulu représenter toute l'histoire du Salut venant de la chute originelle jusqu'à la reconnaissance de l'Immaculée.







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Vitraux
Au dessus des toiles, on peut voir de beaux vitraux qui portent chacun trois scènes : les deux séries du haut représentent en commençant par la droite l'arbre de Jessé (père de David) qui montre les ancêtres du Christ, puis les mystères du Rosaire : mystères joyeux (Annonciation, Visitation, Nativité, Présentation de Jésus au Temple et recouvrement de Jésus au Temple), mystères douloureux (agonie à Gethsémani, flagellation, couronnement d'épines, portement de croix et mort de Jésus), mystères glorieux (Résurrection, Ascension, Pentecôte, Assomption, Couronnement de la Vierge) en dessous des événements de la vie de la Vierge Marie ou des fêtes mariales.