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l’automne 1875, l’abbé Olmer
sonne à la porte où Catherine
« tire
le cordon ». (SAINTE CATHERINE
LABOURÉ, Fille de la Charité, à
qui la Vierge Marie était apparue en 1830 à la chapelle
de la rue du Bac et qui vivra près de quarante ans au service
des pauvres, rue de Reuilly). C’est une force
de la nature, mais aussi de la grâce, et pour le moment, un bâtisseur.
Il s’est illustré dans la Commune par son courage, son
dévouement, et une évasion sans laquelle la mort
l’attendait. Nommé l’an dernier administrateur de la
nouvelle paroisse fondée dans le quartier, il a déjà
deux vicaires et commence à construire l’église.
Elle est dédiée à Ste Radegonde, mais tout
un mouvement se dessine pour que Notre Dame en soit la patronne.
C’est le désir de Catherine, qui semble avoir une double
vue dès qu’il s’agit de la Vierge Marie. Son salut est
aimable et insolite :
«-Bonjour, Monsieur le Curé de l’Immaculée
Conception !
-Mais je ne suis pas curé !
-Vous le serez !
-Oui, mais la paroisse s’appelle Ste Radegonde !
-Elle s’appellera l’immaculée Conception
M. Olmer y fut installé comme curé, deux
ans plus tard, le 29 septembre 1877. Et ce fut dans le diocèse
de Paris, la première église dédiée
à l’Immaculée Conception. »
Extrait de : René Laurentin, Vie de Catherine
Labouré, DDB, 1990, p.196.
L’ABBÉ OLMER (1839-1909) Premier curé
de l’Immaculée de1875 à1893.
 é le 19/09/1839 de parents israélites,
il avait été confié à une nourrice
chrétienne qui le baptisa le 10 février 1840 car il
était très malade. Il guérit.
A 13 ans il a la diphtérie et promet s’il
guérit d’être prêtre.
Sa famille se convertit peu à peu ; mais,
son père s’opposant à sa vocation ; il jeûna
tous les samedis jusqu’à obtenir son accord
Ordonné prêtre le 21 mai 1864 il est nommé
vicaire à la paroisse St Jean-Baptiste de Belleville puis
à St Pierre de Montmartre.
Il restera 19 ans curé à l’Immaculée
mais il démissionne pour raisons de santé puis
est nommé curé de St Laurent le 7 mars 1895, et chanoine
titulaire le 30 novembre 1905. Il a été rappelé
à Dieu à l’infirmerie Marie-Thérèse
le 21 janvier 1909.
Son portrait en chanoine (camail bordé de rouge)
peint en 1894, visible au centre paroissial, figure à
l’inventaire fait en 1906 lors de la la séparation de
l’Église et de l’État.
L’église actuelle, construite par l’abbé
Olmer et l’architecte Delebarre de Bay, a été
consacrée par le cardinal Guibert le 29 septembre 1875 et érigée
en paroisse par décret présidentiel le 27 mars 1877.
L’orgue, commandé en 1878 à un facteur d’orgues
à Versailles, a été inauguré le 31 mars
1881. Les quatre cloches ont été bénies par Mgr
RICHARD, archevêque de Paris le 29 septembre 1887.
Elle naquit en l'an 512.
Fille de Berthaire, roi de Thuringe.
Enlevée par Clotaire 1er, roi de France lors d'une guerre
avec la Thuringe, elle fut élevée au château d'Ath,
en Hainault.
Dès 10 ans, elle se faisait remarquer par sa piété.
Clotaire, fils de Clovis et de Sainte Clothilde, charmé
par ses vertus, désira l'épouser. Radegonde fit tout son
possible pour ne pas l'épouser, mais elle dût se rendre aux
volontés du roi, et monter sur le trône. Elle devint alors
Reine de France et belle fille de Sainte Clothilde.
"Elle changea d'état, mais non de vie, elle continua les
exercices de dévotion et de miséricorde qu'elle avait
pratiqués dès son enfance".
 Elle poursuivait ses actes de charité quotidienne, et fit
construire un hôpital.
Elle utilisait ses habits précieux pour en faire des parements
d'autels et des ornements ecclésiastiques.
Alors qu'elle participait aux festins royaux, elle ne mangeait
que des légumes.
Des seigneurs et dames de la cour, se mirent à jaser contre
elle en disant au roi "qu'il n'avait pas épousé une reine,
mais une religieuse, et une servante d'hôpital".
Elle, continuait ses actes de charité et obtenait de la
cour la grâce des criminels.
Sainte Radegonde vécu cinq ou six ans auprès de
Clotaire, avant de se retirer dans un monastère.
Elle fut faite diaconesse par Saint Médard, évêque
de Noyon.
Elle rendit hommage à Saint Martin, puis Saint Hilaire,
lors de son voyage qui l'amena jusqu'à Poitiers, où elle
fondit un monastère pour se retirer.
Elle fut toute dévouée au service des pauvres, des
lépreux et des malades.
Il semblait que Dieu lui fit don d'un pouvoir de guérison.
Une fois le couvent terminé, elle y entra avec de nombreuses
filles et en nomma une abbesse. Le monastère fut appelé
Sainte Marie.
Elle redoubla ses ex  ercices de piété, à la
fois par une mortification sévère, et aussi par la prise
en charge des tâches les plus rebutantes du couvent.
Elle ne dormait que très peu, afin de passer tout son temps
en prières et à la lecture des Saintes Ecritures. Souvent
elle expliquait à la communauté, les psaumes et les évangiles
du jour.
Elle partit pour Arles, afin de demander la Règle que Saint
Césaire avait édifiée en faveur de Sainte Césarie.
Par la suite, la Règle de Saint-Maur fût introduite dans
le monastère.
Le monastère reçu, à la demande de Sainte
Radegonde, un doigt de Saint Mammès, un livre des Evangiles couvert
d'or et de pierres précieuses, et un morceau de la Sainte Croix.
Le monastère prit alors le nom de Sainte-Croix.
Elle décéda en 587 ou 592 et fût enterrée
par Saint Grégoire de Tours.
Référence bibliographique :
Vie des Saints (pour tous les jours de l'année)
par le
R. P. Giry et par M. Paul Guérin, édition de 1861.
Pour en savoir plus:
- Vie de Sainte Radegonde:
- L'église Sainte Radegonde de Poitiers:
Curés successifs
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1. |
Edouard Olmer, Chanoine Honoraire |
1839 (1875-1893) 1909 |
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2. |
Emmanuel de la Perche |
(1893-1909) |
| |
3. |
S. P. Barboni |
(1909-1910) 1910 |
| |
4. |
L. Coriton, Chanoine Honoraire |
(1910-1923) |
| |
5. |
P. Coqueret, Chanoine Honoraire |
(1923-1933) |
| |
6. |
J. Touyé, Chanoine Honoraire |
(1933-1943) |
| |
7. |
O. de Chasseloup |
(1943-1946) |
| |
8. |
L. Pétion |
(1946-1952) |
| |
9. |
G. Jay |
(1952-1957) |
| |
10. |
R. Ponthieu |
(1957-1972) |
| |
11. |
R. Perrelet |
(1972-1978) |
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12. |
René Huret |
(1978-1981) |
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13. |
Jacques Cuche |
(1981-1987) |
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14. |
Jean-Pierre Guiot |
(1987-1997) |
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15. |
Christian Malcor |
(1997-2004) |
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16. |
Hervé Géniteau |
1960 (2004- |
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