|
Pour accéder à
la vie de sainte Radegonde :
cliquez ici.


Pour le
renouvellement de la Chapelle Sainte-Radegonde, le thème qui a été
choisi est celui du feu.
Comme l'eau, le feu est, dans l'Histoire Sainte, un
signe révélateur de la présence de Dieu. Source de lumière, de chaleur
et de purification, il a manifesté le Dieu vivant et agissant tout au
long des récits bibliques jusqu'à signifier le Baptême dans l'Esprit
Saint qui descendrait sur les Apôtres le jour de la Pentecôte.
L'Eglise a toujours considéré les manifestations de
Dieu dans l'Ancien Testament comme les préfigurations du Christ parmi
nous. Que ce soit le Buisson Ardent perçu par Moïse à l'Horeb ou la
colonne de feu conduisant Israël à travers le désert du Sinaï ou
encore le char de feu enlevant la gloire divine du Temple sous les
yeux du prophète Ezéchiel, le feu révèle chaque fois la sainteté d'un
Dieu inaccessible et tout proche.
C'est pourquoi la Chapelle
rassemble quelques signes qui nous montrent l'Ancien Testament
accompli dans le Nouveau par le Christ.

La tradition de l'Église n'a-t-elle pas toujours vu
dans la Vierge Marie ce buisson que l'Esprit Saint enflamme sans
consumer ? C'est justement le thème de l'icône qui la représente avec
l'Enfant.

L'Agneau pascal qu'est Jésus Christ, n'a-t-il pas été
l'holocauste parfait sur l'autel de la Croix, afin de ressusciter pour
le Père dans l'Esprit Saint ? C'est le thème du bas-relief sculpté sur
l'autel de la Chapelle.

Le Tabernacle n'est-il pas la nouvelle Tente, image de
l'ancienne sur laquelle se posait la colonne de feu à chaque halte
d'Israël dans le désert ? C'est le thème sculpté sur le revêtement en
bois, dans lequel est enchâssée la custode eucharistique. Lieu de nos
face-à-face avec le Seigneur, l'intérieur du Tabernacle est revêtu en
bois de cèdre, tandis que sa porte métallique est ornée, sur le thème
du feu, par un procédé d'émaillage moderne; le même qui marque la
blessure de l'Agneau Pascal.

L'ambon à partir duquel est proclamée la Parole de Dieu
s'appuie sur une sorte de tripode cruciforme, puisque toute
évangélisation doit se fonder sur les trois supports de la Parole, de
la liturgie et dé la communauté rassemblée.
Au centre de ces réalisations en bois de merisier,
campe la Croix dont le Crucifié est sculpté dans le buis. Sa pâleur le
rapproche de l'ivoire. Elle a été redécouverte par un récent
nettoyage, puisque ce Christ appartenait depuis longtemps à la
Paroisse. Sa particularité est d'avoir été sculpté sous la dictée d'un
médecin, qui s'inspirait avec exactitude de la morphologie relevée sur
le Suaire de Turin.

L'ensemble est regroupé sur une estrade élargie par un
dégagement de la pièce et qui profite de la lumière du jour.
Le thème du feu et de l'Esprit est aussi exalté par les
compositions abstraites des vitraux. Leur dominante chaude contraste
avec le ton sablonneux des parois évoquant le désert, mais s'accorde
avec le ton de la moquette.
Les sculptures sur merisier sont dues à Madeleine
DIENER. L'icône est l'œuvre de Christine MESSMER, M. MATTHIEU,
architecte a présidé à la réalisation d'ensemble. Nous les en
félicitons et remercions vivement.
|