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Paroisse de l'Immaculée Conception
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Le temps de l'Avent

Les quatre semaines avant Noël. Le mot vient du latin : advenus : venue, arrivée.

Historique

- Quatre semaines avant Noël, comme temps de préparation à Noël, ce temps est relié à l’époque agraire connue sous le nom de temps des semailles, entre le II novembre et le 25 décembre.

- A Rome, dès le Vème siècle, c’est un temps liturgique de jeûne et pénitence :
     « jeûne qui obtient la sainteté de l’âme et du corps ».
      Occasion pour les chrétiens de réfléchir sur leur manière de vivre avec les biens de la terre
- Dans l’antiquité de l’Eglise, on y relit aussi le temps des semailles comme symbolique de l’attente du sauveur : cf. Isaïe 1,2 .
   « Cieux ouvrez-vous, terres, germez le sauveur. »
       Pendant ce temps on lisait aussi parfois Isaïe 45.

- Au Vème siècle en Espagne et en Gaule, l’Avent fut associé aux préparations des baptêmes qui avaient lieu à l’Epiphanie.
Dès 380 l’Eglise de Saragosse a prescrit à ses fidèles d’être assidus à l’Eglise du 17 décembre à l’Epiphanie.
En Gaule, au Vème siècle, Grégoire de Tours institue un jeûne de trois jours par semaine de la Saint Martin à la Nativité. - Jeûner, alors, demandait de ne manger qu’après 17 h le soir.

- Au VIème siècle, à Rome, se met en place une institution liturgique de l’Avent de six puis de quatre semaines, pour préparer joyeusement Noël, et s’y préparer en attendant la fin des temps.

-  Aux VIII-IX° siècles  : dans les livres liturgiques des graduels et des antiphonaires les messes de l’Avent se trouvent non plus en fin de cycle, mais en début de cycle annuel.

- Vatican II – 1962-1965 – La Constitution Liturgique semble inviter à faire de l’Avent le terme dominical lorsqu’elle déclare que « l’Eglise déploie tout le Mystère du Christ pendant le cycle de l’année, de l’Incarnation et de la Nativité jusqu’à l’Ascension, jusqu’au jour de la Pentecôte et jusqu’à l’attente de la bienheureuse espérance et de l’avènement du Seigneur. » -cf. V.102 cité dans Eglise en prière t. 4 , p. 106, 1983
 

Tradition

- « L’Avent romain est d’abord, selon la conception primitive des Gaules, un temps de préparation à la solennité de l’Adventus Domini – venue du Seigneur. Mais, comme la Fête de Noël n’a cessé de recevoir une importance accrue durant le Haut Moyen-Age, l’Avent se présente aussi comme un temps d’attente : dans l’attente joyeuse de la Nativité il oriente les chrétiens vers le retour glorieux du seigneur à la fin du monde. suite du « temps de l’Avent »

Le meilleur symbole de l’Avent vécu dans cette perspective est peut-être « l’Etimatie » le trône vide du Pantocrator, que représentent si souvent les mosaïques de Rome et de Ravenne. Le vieux vocable païen d’adventus est dès lors entendu au sens biblique et eschatologique de Parousie  L’attente chrétienne trouve son expression spontanée dans les textes prophétiques inspirés par l’attente du Messie : Isaïe et Jean-Baptiste sont à Rome les deux grandes voies de la liturgie de l’Avent » - Eglise en prière t.4,p.107,1983 Desclée
 

Liturgie

- Les quatre semaines de l’Avent comportent deux étapes : La première va du 1er dimanche au 16 décembre, la seconde du 17 au 24, cette dernière étant plus directement orientée vers les fêtes de Noël. Les deux préfaces du temps de l’Avent résument bien les deux étapes. La première évoque les deux avènements du Christ, la seconde célèbre :

  « Celui que tous les prophètes avaient chanté, celui que la Vierge attend avec amour,
    celui dont Jean-Baptiste a proclamé la venue et révélé la présence au milieu des hommes. »

Dans les prières s’entrecroisent les deux thèmes de la célébration de la venue du Seigneur dans la chair et son retour dans la gloire :

     « Accorde-nous Seigneur d’attendre sans faiblir la venue de ton Fils, pour qu’au jour
       où Il viendra frapper à notre porte, il nous trouve vigilant dans la prière, heureux de
       chanter sa louange. » - Collecte du lundi de la 1ère semaine.
     « Par le signe merveilleux de la Vierge qui enfante, Tu as fait connaître au monde Seigneur,
       la splendeur de ta gloire. » Collecte du 19 décembre.
 

Lectures


- Les lectures dominicales : La première fait prendre contact, au cours des trois année, avec les principales prophéties messianiques : les oracles d’Isaïe et les additions qu’ils ont reçu aux temps de l’exil, celui de Baruch et de Sophonie. De toutes ces prophéties les plus importantes sont celles du IVème dimanche. Elles annoncent qu’une femme enfantera un descendant de David, qui sera l’Emmanuel, Dieu-avec-nous (cf. Isaïe, Michée, Nathan).

Les Evangiles évoquent chaque année le même thème : le 1er dimanche est celui de l’attente de la venue du Seigneur, « veillez », dit Jésus. Le 2ème et le 3ème sont ceux de Jean-Baptiste. Le 4ème est celui de l’annonce faite à Marie (B), à Joseph (A), la Visitation (C).

La lecture apostolique montre comment les prophéties ont été accomplies par Jésus.
Elles annoncent, à leur tour, la venue du Seigneur : jour de salut pour tous les peuples, et jour de joie pour tous ceux qui l’auront attendue avec amour. cf .idem Eglise en prière