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Carême 2016

En cette année sainte de la miséricorde, le temps de carême qui s’ouvre à nous revêt un caractère particulier. Je vous propose qu’au lendemain du synode sur la famille nous prenions à cœur de vivre la miséricorde, à partir de trois propositions.

Jeudi Saint le 24 mars

9h00 : Office des ténèbres.
Triduum Pascal: à 19h00, Office de la Cène du Seigneur. Reposoir à la chapelle Sainte Radegonde.
Participation des enfants.
Adoration toute la nuit jusqu’à 7h00 du matin.

Inscription à la nuit d'adoration en suivant ce lien !!!

 

Cette fête célèbre le souvenir de la Cène, dernier repas que Jésus partagea avec ses douze apôtres et au cours duquel il instaura le rituel de l’eucharistie. Par le mystère de la transsubstantiation, le pain et le vin devinrent la chair et le sang du Messie. En outre, ce soir-là, Jésus tint à laver lui-même les pieds de ses apôtres, reprenant en cela une tradition juive à laquelle il ajouta une signification nouvelle : l’humilité parfaite à l’égard des autres par amour du prochain et de Dieu.

Ce double don de soi-même, qui fait toute la profondeur et toute l’originalité du Christianisme, donne une résonance particulière à cette soirée de partage au cours de laquelle Jésus sera pourtant trahi.

 

Un problème de dates

 

La lecture des Évangiles fait apparaître quelques contradictions concernant la date exacte à laquelle se serait déroulée la Cène. Pour Jean, le repas aurait eu lieu le jeudi, veille de la Pâque juive, puisque Jésus allait mourir sur la Croix le vendredi.

Pour les autres évangélistes – qui attestent avec Jean que Jésus décéda le vendredi, à 3 heures de l’après-midi– , le repas fut partagé pendant la fête de la Pâque (« le premier jour des azymes, où l’on immolait l’agneau pascal », pour Matthieu et Marc, lors de « la fête des azymes, appelée la Pâque », pour Luc).

D’un simple point de vue historique, on est tenté de pencher en faveur de Matthieu, Marc et Luc, compte tenu du fait qu’il aurait été matériellement impossible que tous les événements qui se succédèrent entre la Cène et la crucifixion – arrestation de Jésus au jardin de Gethsémani, présentation au grand prêtre, réunion du Sanhédrin, jugement et condamnation de Jésus, présentation à Pilate, etc. – aient pu se dérouler en quelque dix-huit heures.

Cependant, il est difficile de mettre en doute la parole de Jean.

La solution réside donc dans un examen attentif des textes historiques, notamment des manuscrits de la mer Morte, découverts sur le site de Qumran en 1947. De ces manuscrits rédigés par une secte essénienne, il ressort que deux calendriers étaient en vigueur à l’époque du Christ : le premier s’appuyait sur le cycle lunaire, le second sur le cycle solaire. D’où des disparités de dates désignant pourtant les mêmes jours. C’est ainsi que la comparaison des deux calendriers permet aujourd’hui d’affirmer que la Cène se déroula un mardi (selon le calendrier ancien), jour coïncidant avec le repas pascal.

Dès lors, l’enchaînement des événements de la Passion peut légitimement s’inscrire sur une durée de quatre jours, qui correspond vraisemblablement à la réalité historique :

• mardi : célébration de la Pâque avec les apôtres, prière au mont des Oliviers et arrestation de Jésus qui est conduit chez le grand prêtre, puis emprisonné.

• mercredi: première réunion du tribunal juif (Sanhédrin) avec audition des témoins. Jésus passe la nuit en prison.

• jeudi : seconde réunion du Sanhédrin s’achevant par le jugement et la condamnation de Jésus qui est alors déféré devant Pilate, puis conduit à Hérode. Nouvelle nuit de Jésus en prison.

• vendredi : seconde présentation de Jésus à Pilate. Après flagellation et mortification par la couronne d’épines, Jésus voit sa sentence confirmée avant d’être livré aux Juifs et crucifié sur le Golgotha.

En faveur de cette thèse, on peut encore citer les « textes-témoignages » de deux évêques du Ill  siècle, l’un (de Victorin de Pettau) affirmant que « le Christ fut arrêté le quatrième jour [soit le mardi soir, qui correspond au mercredi du calendrier juif]. Nous jeûnons le mercredi, en souvenir de sa captivité. Nous jeûnons le vendredi, en souvenir de sa Passion », et le second (d’Épiphanie de Salamine) stipulant que « le Seigneur fut arrêté alors que commençait le mercredi [soit le mardi soir] » et « qu’il fut crucifié le vendredi ».

 

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