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La Saint Valentin

Des origines à la recette du gâteau des amoureux en passant par Saint-Valentin village...

 

De par le nom même qu'elle porte, on pourrait penser que la fête de la saint-Valentin renvoie au parcours d'un homme tout entier dédié à l'amour. La réalité est en fait plus complexe car l'on ne dénombre pas moins de seize saints Valentin dans l'histoire européenne. Lequel d'entre eux faut-il associer à la fête des amoureux ?

Une figure exemplaire

Après analyse, une figure se détache plus particulièrement du groupe, celle d'un personnage singulier dont l'existence se confond inextricablement avec la légende. Ecclésiastique romain ayant vécu au IIIe siècle, Valentin se serait distingué par sa constance religieuse, préférant se laisser emprisonner sur ordre de l'empereur plutôt que de renier sa foi. Touché par tant de conviction, son geôlier lui aurait alors promis de se convertir au christianisme s'il guérissait sa fille de sa cécité, lui permettant ainsi de voir enfin l'homme qu'elle devait épouser. Valentin satisfit son noble désir, mais la rumeur du prodige parvint bientôt aux oreilles de l'empereur qui, furieux, donna l'ordre d'exécuter le prisonnier.

Une autre version de l'histoire veut que Valentin ait été à l'origine du mariage secret de plusieurs soldats de l'armée impériale qui auraient légitimement dû rester célibataires. Là encore, cette action lui aurait valu d'être décapité... un 14 février.

Qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est faux dans ces deux versions ? Nul ne le saura jamais d'autant que la canonisation de Valentin, deux siècles plus tard, par le pape Gélase 1er fait problème, l'Eglise ne reconnaissant pas cet acte. Mais peu importe, en fait, car si deux légendes pour un seul homme ne constituent pas une preuve, au moins plaident-elles éloquemment en sa faveur.

Rien n'empêche donc de souscrire au fait que ce Valentin-là est bien à l'origine de la fête et qu'il peut être légitimement considéré comme le patron des amoureux... De tous les amoureux.

Une origine païenne

 

Un autre courant de pensée vise à faire remonter l'introduction de la fête de la Saint-Valentin en France à l'emprisonnement de Charles d'Orléans par les Anglais, suite à la défaite d'Azincourt en 1415. C'est en effet en Grande-Bretagne que le souverain aurait pris connaissance d'une tradition locale voulant que, chaque 14 février - date symbolique marquant les accouplements pré printaniers des oiseaux - jeunes gens et jeunes filles s'adonnaient à un jeu plein de surprise : chacun inscrivait son nom sur un papier qu'il déposait ensuite dans un chapeau (un pour les demoiselles et un autre pour les damoiseaux). Un tirage au sort permettait ensuite de constituer des couples pour une durée d'un an ; une année durant laquelle promis et promise s'échangeaient serments, cadeaux et "valentines" (précieuses petites cartes imagées réalisées en tissu ou en papier à bords ouvragés)... sans obligation pour ces fiancés du hasard de convoler en justes noces au terme de leur "alliance". On dit que, touché par ce bel usage, Charles d'Orléans prit l'habitude d'envoyer un billet doux à son épouse chaque 14 février durant les vingt années que dura son "exil".

Un même usage a longtemps persisté en Lorraine sous le nom de "saudée". Cette tradition voulait que les jeunes garçons, réunis en comité le 14 février, s'amusent à former des couples dont ils proclamaient les noms sur la place publique. Résultat : une jeune fille pouvait se retrouver avec plusieurs "fiancés", charge revenant aux promis à plaider leur cause devant un tribunal d'opérette, spécialement érigé pour l'occasion. Il pouvait également arriver que des amants notoires se retrouvent ainsi unis par le hasard. Quoi qu'il en soit, ces fiançailles "pour de rire" duraient un an durant lequel l'heureux élu se devait d'offrir quelques présents à celle qui lui avait été désignée.

SAINT-VALENTIN... VILLAGE

Le village des amoureux existe bel et bien. Pour le trouver, il faut plonger au cœur du Berry, dans le département de l'Indre, quelque part entre Châteauroux et Issoudun. Si l'on y met cœur et persévérance, on découvre bientôt un hameau qui répond au nom prédestiné de Saint Valentin (jumelé, puisque l'amour n'a pas de frontières, avec Saint-Valentin en Autriche et Sakuto Cho au Japon).

Un peu d'histoire

La Saint-Valentin était déjà fêtée au début du siècle à... Saint-Valentin village. Placée sous le signe de l'amour sacré, elle commençait par une messe solennelle animée par une dizaine de prêtre et se poursuivait par une procession dans les rues du bourg, la population rassemblée derrière la bannière du saint.

Mais ce n'est qu'en 1965 que fut officiellement instaurée la fête de Saint-Valentin telle que nous la connaissons aujourd'hui, manifestation placée sous le haut patronage de la Fédération nationale des fleuristes et de la Fédération nationale des Commerçants. Le succès fut immédiat, plusieurs centaines de couples de fiancés se rendant spontanément à Saint-Valentin en cette belle occasion.

Les années suivantes confirmèrent la réussite de la fête qui attira un nombre sans cesse croissant de visiteurs, simples promis ou couples constitués, y compris les âmes solitaires en quête d'amour. Manifestations religieuses - messe, bénédiction, procession - et animations laïques se multiplièrent alors avec réactivation de la coutume dite des "brandons" (parcours des champs de vigne avec une torche confectionnée d'un entremêlement de brins de paille pour favoriser une vendange généreuse), bals, banquets, fête foraine et, pendant un certain temps, tirage sur place de la super cagnotte de la Saint-Valentin de la loterie nationale.

C'est à partir de cette époque que le dessinateur Raymond Peynet entreprit de créer un dessin original pour le village chaque année.

RAYMOND PEYNET, PARRAIN DE TOUS LES AMOUREUX

Père d'un savoureux petit couple d'amoureux qui fit sa réputation, Raymond Peynet est indissociablement lié à la fête de la Saint-Valentin. Tout le monde se souvient en effet de ses deux gentils personnages - un jeune et frêle garçon coiffé d'un chapeau-melon contant tendrement fleurette à une jeune fille tout aussi frêle que lui dans des décors urbains - jardins publics, kiosques à musique, mansardes... - ou ruraux parsemés de colombes et de cœurs - dont les incessantes déclarations amoureuses font désormais partie de notre patrimoine esthétique et... affectif. Douceur, modestie, tendresse, humour, pudeur se dégagent de tous ses dessins en noir et blanc, parfois rehaussés de délicates couleurs pastel, dont la fraîcheur reflète à merveille la pureté des sentiments qui animent ses deux héros dont le seul luxe est... l'amour.

GÂTEAU DES AMOUREUX

Ingrédients :

- 120 g de farine
- 50 g de Maïzena
- 5 oeufs
- 125 g de sucre semoule
- 1 citron (non traité)
- 1 sachet de levure
- 25 g de beurre
- 5 cl de lait
- 2 cuillèrées de rhum
- 200 g de sucre glace
- Perles en sucre
- Vermicelle en chocolat

Préparation :

Battez le beurre en mousse en le travaillant au fouet. Ajoutez les jaunes d'oeufs un par un, puis incorporez le sucre. Ajoutez ensuite la farine, la levure, la Maïzena et mouillez avec un peu de lait. Mettez aussi le rhum, le jus et le zeste râpé du citron. Incorporez à la fin les quatre blancs d'oeufs battus en neige, puis versez la pâte dans un moule à manqué bien beurré. Faites cuire à feu moyen pendant 35 minutes. Démoulez, laissez refroidir sur la grille. Pendant ce temps, battez un blanc d'oeuf et mélangez-le au sucre glace. Nappez le gâteau. terminez par la décoration centrale : dessinez un cœur avec les perles en sucre et comblez avec le vermicelle en chocolat.