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Paroisse de l'Immaculée Conception
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Pâques : Dimanche 27 mars

Pâques, Résurrection du Seigneur, solennité des solennités
10h00 – 11h30 – 18h30 : Messes
Participation des enfants à la messe de 10h00 puis chasse aux œufs

Fixée chaque année au premier dimanche après la pleine lune qui suit l’équinoxe de printemps (donc entre le 22 mars et le 25 avril), Pâques commémore la résurrection du Christ. Pour les chrétiens, ce jour de liesse s’impose tout à la fois comme l’accomplissement des Écritures et le triomphe de Dieu sur la mort.

Rien d’étonnant donc à ce que la fête se situe à l’heure où la nature reprend vie, comme le décrit l’époux dans le Cantique des Cantiques (II, 11-13) :

Car voici l’hiver est passé,
La pluie a cessé, elle s’en est allée.
Les fleurs apparaissent sur la terre.
Le temps de chanter est arrivé,
Et la voix de la tourterelle
Se fait entendre dans nos campagnes.
Le figuier embaume ses fruits
Et les vignes en fleurs exhalent leur parfum.

Et rien d’étonnant non plus à ce que l’œuf, métaphore de toute vie, en soit devenu le symbole. La coutume d’offrir des œufs à l’occasion de la fête de Pâques constitue d’ailleurs une coutume très ancienne dont on trouve trace dès le Xe siècle chez les chrétiens d’Égypte (coptes). Il faudra cependant attendre quelques centaines d’années pour que cette belle tradition arrive en Europe.

Plus prosaïquement, on pense aujourd’hui que ces dons généreux d’œufs nourriciers étaient directement liés aux obligations du Carême. La consommation d’œufs étant strictement interdite par l’Église pendant toute la durée de ce temps de pénitence et les poules ne s’arrêtant pas de pondre, il fallait bien trouver un moyen d’« écluser les stocks ». D’où l’idée de les offrir aux enfants le jour de Pâques, après les avoirs décorés pour en faire de véritables présents.

Quant à l’usage de les faire distribuer par des poules, des cloches ou des lapins, il trouve ses racines dans la fête païenne du printemps, promesse de fertilité et d’abondance… au sens propre pour la poule et au sens figuré pour le lapin (dont on connaît les capacités reproductrices). Mais l’aspect spirituel n’est pas oublié pour autant, puisque les cloches – dont les accents triomphants emplissent généreusement l’espace pour célébrer la résurrection du Christ – symbolisent, ici, une volonté de partage universel.

 

La liturgie pascale

 

À fête exceptionnelle, célébration exceptionnelle. À l’instar de Noël et de sa traditionnelle messe de minuit, la fête de Pâques se célèbre le soir du samedi saint, au long d’une veillée de joie et de prière. Tout empreinte de la symbolique de la Résurrection, la liturgie traduit en « images» le passage de la mort à la vie et des ténèbres à la lumière par le symbole du feu. L’un des points forts de la célébration est, en effet, l’allumage du cierge pascal dont la lumière éclairera l’église jusqu’au jour de l’Ascension et qui sera rallumé à chaque baptême et à chaque enterrement.

Ce cierge porte les lettres grecques a (alpha) et w (oméga) ainsi qu’une croix : les  première et dernière lettres de l’alphabet grec rappellent que Dieu est le commencement et la fin de tout ; la croix symbolise le martyre de Jésus mais aussi la sainte Trinité.

À la fin du cérémonial, on procède à l’inscription du chiffre de l’année.

C’est au cierge pascal que les croyants allumeront leurs propres cierges lors de la veillée de Pâque comme dans d’autres occasions (parrain et marraine lors du baptême de leur filleul(e), par exemple).

En cette veillée particulière, le triomphe de la vie s’exprime aussi à travers le symbole de l’eau, cette eau que le prêtre bénit et dont il va asperger les fidèles comme s’il s’agissait d’un nouveau baptême. Pour l’assistance, c’est d’ailleurs là l’occasion de renouveler sa foi.

La célébration se poursuit avec la liturgie eucharistique. Le prêtre, pour célébrer Pâques, est revêtu d’habits et d’ornement blancs, couleur de la pureté, de la vie et de la lumière.