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Paroisse de l'Immaculée Conception
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Père Benoît Bourgoin, curé de 2011 à 2017

92 bis Boulevard du Montparnasse 75014 Paris
06 60 66 96 20 bourgoin.benoit@gmail.com

Le Père Benoît Bourgoin, curé de la Paroisse de l’Immaculée Conception depuis 6 ans, est nommé vicaire à la Paroisse Notre Dame des Champs et conseiller pastoral auprès du Vicariat pour la Solidarité, à dater du 1er septembre 2017. Pour garder contact avec lui, mettez dans vos favoris son site internet : http://benoitbourgoin.fr ou celui de sa nouvelle paroisse : http://notredamedeschamps.fr.

L’accomplissement d’une vocation dépend tout à la fois de celui qui est appelé que de ceux qui l’accompagnent dans son cheminement spirituel et temporel. À preuve, le parcours du père Benoît Bourgoin, singulier s’il en est.

 

Submergé le jour même  de ses dix-huit ans par un irrésistible élan à s’approcher au plus près de la misère humaine, à être le témoin du message du Christ et à porter son pardon, Benoît Bourgoin s’ouvre de cette aspiration auprès d’un prêtre sulpicien, François Coudreau, côtoyé durant ses années de catéchisme et de scoutisme. En réponse, ce dernier lui conseille… de poursuivre tranquillement ses études.

Benoît Bourgoin s’engage alors dans un cycle de formation agricole, option zoologie – « je voulais m’occuper du vivant » – qui lui vaut sept années d’internat pendant lesquelles il reste toujours en contact avec son mentor. Ce temps est, pour lui, non pas seulement celui de l’apprentissage, mais aussi celui de la réflexion  sur le sens de la vie, les valeurs morales, culturelles, spirituelles et sur les choix d’orientation de son propre avenir.

Toujours porté par la foi qui l’anime et se fait de jour en jour plus prégnante, il participe également aux groupes de recherches et de réflexion sur la vocation sacerdotale. Ce qui l’amène tout naturellement à prendre conseil auprès  du représentant de l’archevêque de Paris pour les vocations, qui n’est autre que qu’André Vingt-Trois.

Plus que jamais conforté dans ses choix, Benoît Bourgoin intègre alors le séminaire où il entame enfin sa formation sacerdotale.

Six ans plus tard, il fait sa première expérience paroissiale à l’église Saint-Jean Baptiste de Grenelle, dont le curé est Michel Guyard, futur évêque du Havre. Cette forte personnalité apporte beaucoup au jeune vicaire qui se plaît à dire que « quand on est nul, c’est bon d’avoir de grands esprits auprès de soi ». Benoît Bourgoin ne s’est jamais monté la tête. (Aujourd’hui encore, il se décrit comme « besogneux » quand il s’agit de rédiger un texte ou d’écrire un sermon.)

Trois ans après, il est nommé vicaire… à la paroisse de l’Immaculée conception dont le curé est alors le Père Christian Malcor.

Trois nouvelles années plus tard, il est nommé curé de Sainte-Colette où sa pastorale fut marquée par le Judaïsme et l’Islam.  « Avec le recul, cette période a été pour moi l’une des  plus formatrices. »

Après un nouveau cycle passé à Saint-André de l’Europe, Benoît Bourgoin est de retour dans notre paroisse, mais en tant que curé cette fois. Et son credo est plus que jamais le même : « Être humain et aimer l’humain, travailler à améliorer l’humain en témoignant de ma rencontre avec le Christ, jubilatoire s’il en est, méditer sur le mystère de l’Incarnation, porter le pardon et rendre grâce. »

 

L’exercice du ministère

 

« Au début, je ne voulais pas devenir curé, non parce que cela impliquait des responsabilités plus grandes, mais parce que j’estimais très difficile d’animer une équipe de prêtres. » Aujourd’hui son souhait et son action sont d’ « encourager les vicaires à développer leurs compétences et à acquérir leur propre autonomie dans les charges qui sont les leurs, pour goûter à terme les fruits de leur engagement et  de leur travail. »

 

L’épreuve

 

Comme pour tout un chacun, l’irruption de la maladie constitue un choc qui déstabilise le Père Bourgoin : « La fragilité à laquelle je suis soudain trouvé confronté a bousculé mes habitudes et mes repères, notamment en m’éloignant pour un temps de mon ministère. L’incertitude quant à l’évolution possible du mal suscite une crainte profonde et permanente, sans compter avec la souffrance inhérente au traitement. Comment lutter quand on atteint ses limites ? Comment accepter de s’abandonner à ce qui est ?

Heureusement, dans l’épreuve il y a aussi des soleils : j’ai ainsi découvert ce qu’était vraiment la douceur – si importante dans ces moments difficiles – chez les médecins et le personnel soignant, j’ai été réconforté par le soutien fraternel – ô combien utile – et les prières des paroissiens. Cette délicatesse et cette attention ont pour vertu d’aider à guérir…

C’est donc avec un grand bonheur que j’ai retrouvé ma chambre et mon bureau où trône tout au long de l’année une crèche, témoin symbolique du miracle de l’Incarnation. Pour un croyant, Noël est une fête qui se vit au quotidien. ».      

 

O.G.