Vous préparez une étape de la vie chrétienne (notamment Baptême, Mariage, Obsèques). La paroisse met à votre disposition une banque de documents utiles pour vous aider à cette préparation : consultez www.immaculee-conception-documents.net et connectez-vous avec l’identifiant et le mot de passe que vous pouvez demander à documents@immaculee-conception.net.
« J’ai compris que le Christ m’offrait de demeurer dans la grâce de l’Alliance. J’ai repris confiance. J’ai trouvé la sérénité. »
« Le Seigneur m’aide à porter mon épreuve. Je comprends qu’il me dit : « Je suis avec toi »
« Mon mari a été apaisé par ce sacrement, et c’est ce qui m’a entraîné à le demander. »
« Je n’ai plus peur de l’avenir. »
« J’aurai la force de vivre malade dans une famille non pratiquante. »
« Je demande à Dieu de me garder la Sagesse. »
« Je crois à la présence de ton amour. Je me donne à Toi, pas seulement mes misères mais moi-même. »
« Je prie pour tous ceux qui ne prient pas ou n’ont pas le temps, pour ceux qui en ont le plus besoin. »
Quand recevoir le sacrement de l’onction des malades ? Pas spécialement ni d’abord à l’article de la mort. Mais lorsque l’état de santé en raison de la maladie ou de la vieillesse entraîne une situation difficile demandant de nouvelles forces pour la vivre. Ainsi, quand l’on se sent gravement menacé dans son intégrité corporelle (grave opération) ou au seuil d’une période éprouvante de la vie, quand sentant ses forces décliner l’on a besoin pour vivre sa vieillesse d’une nouvelle identification au Christ. Ne pas retarder alors la réception de ce sacrement pour qu’il soit vécu en pleine conscience. On peut renouveler cette démarche sacramentelle après une amélioration quand notre situation le requiert à nouveau.
Qui fait la demande ? Le mieux : le chrétien lui même. Qu’il le demande à un prêtre ou à un membre de la communauté paroissiale. Mais à ceux qui n’y pensent pas ou n’osent pas, ce sacrement peut être expliqué par ceux qui entourent les personnes malades ou âgées et proposé par eux, mêmes enfants. Loin de provoquer la peur, il aide à la surmonter et à s’ouvrir dans l’espérance et la sérénité à la volonté de Dieu.
Où recevoir le sacrement ? Cela peut être dans une chambre de malade ou au milieu de la communauté rassemblée ou au cours d’un pèlerinage (à Lourdes notamment). Quelle que soit le lieu ou le sacrement est célébré, l’Église est toujours présente. La célébration communautaire de l’onction des malades permet à tous ceux qui y participent - ceux qui le reçoivent, les proches et l’assemblée - de célébrer l’amour compatissant du Christ et de son Église envers ceux qui souffrent. Elle fortifie et renouvelle la manière dont une communauté vit avec les malades. Elle donne à chacun l’occasion de réfléchir sur sa fragilité et de réapprofondir son lien avec Celui dont elle tient sa force et sa vie.
Comme tout sacrement, l’onction des malades construit l’Église, rassemble tous ! Les fidèles dans la foi au même Seigneur, qui se révèle présent au milieu d’eux. La paix qui les unit se transforme en action de grâce et a le goût du monde à venir.
Pour en savoir plus
Autrefois on en faisait trop le sacrement du dernier moment. Quelle grâce d’avoir redécouvert avec le Concile Vatican II le sens de ce sacrement que l’Apôtre St Jacques décrit ainsi :
« Quelqu’un est-il malade ? Qu’il appelle les anciens (presbytres = prêtres) de l’Eglise. Ils prieront sur lui, après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera. Et s’il a commis des péchés, ils lui seront remis. » Epître de St Jacques 5, 14-15.
Ainsi donc il s’agit d’abord d’un sacrement pour les vivants dont l’état de santé se trouve fragilisé par la maladie ou le vieillissement. ON entre dans un temps d’épreuve physique ou morale. On prend conscience de son impuissance, de ses limites et de sa finitude. Cela peut conduire au repli sur soi, parfois à la révolte contre Dieu. Souvent cela fait aussi mûrir, aide à mieux discerner l’essentiel, provoque une recherche de Dieu. « Quelqu’un souffre-t-il, qu’il prie » dit St Jacques 5,13. C’est-à-dire qu’il se relie à la Source de Vie.
Toute sa vie le Christ a marqué une attention particulière aux malades. II allait à eux et on les lui amenait. Jésus, qui « a connu l’épreuve comme nous et qui n’a pas péché » (Epître aux Hébreux), voit l’asservissement de l’âme qu’entraîne l’accablement du corps et il s’approche de chacun pour le relever tout entier. Signe éclatant que Dieu a visité son peuple. II n’est que voir !es gestes spécifiques qu’il a envers chaque malade, sa tendresse, sa façon de le guérir, de le pardonner et de l’appeler aussi à transformer toute sa vie.
Le sacrement des malades, transmis par les Apôtres dans l’Église, réalise cette présence et cette action du Christ. Par l’imposition des mains et l’onction d’huile donnée en son nom, sur le front et les paumes des mains, le Christ rejoint chacun et vient l’aider à traverser l’épreuve dans la confiance, en vivant son amour.
« Par cette onction sainte, dit le rituel, que le Seigneur en sa grande bonté vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint ; ainsi vous ayant libéré de tous vos péchés, qu’il vous sauve et vous relève. »
Ce geste est une rencontre personnelle du Christ avec chaque personne éprouvée par la maladie ou la vieillesse. Une nouvelle étape de la vie chrétienne s’ouvre pour le fidèle ; un appel intérieur qui demande une réponse intérieure. Conscience de recevoir, par ce sacrement, une grâce particulière du Christ qui vient à sa rencontre afin de l’aider à vivre son épreuve dans la foi, dans une espérance renouvelée et dans la force d’aimer en union avec Lui ceux qui l’entourent.
Cette rencontre personnelle du Christ est aussi celle de son amour tendre et miséricordieux, celle de la réconciliation à accueillir en vérité. Réorientation profonde de notre vie où Dieu nous dit : « Mon amour pour toi est plus fort que tes péchés ».
Le rencontrer comme Sauveur aujourd’hui chasse la peur et nous fait réaliser qu’il nous conduira ainsi jusqu’au terme de notre vie. Tel est ce sacrement qui sauve et qui « relève » parce qu’il puise sa sève dans l’amour du Crucifié et la force du Ressuscité. Même si l’on ne guérit pas le sacrement réalise en nous la Vie de Dieu qui l’emporte définitivement sur les forces de mort : il nous « héberge » en Dieu.
Ainsi pour votre joie le Christ se fait proche de vous, souffre avec vous, s’offre pour vous, vous aime et veut vous aider. II vous prend par la main. Mais c’est aussi pour qu’à votre tour, en acceptant d’être uni à Lui dans son offrande, vous vous offriez au Père pour le salut de tous. Que vous soyez malades, dépendants, hors de la vie active avec peut-être le sentiment de ne plus servir... si vous priez et vivez avec le Christ vous êtes utiles à tous vos frères et participez intimement à la mission de toute l’Église. Vous en êtes la force secrète par la grâce du sacrement qui vous unit au mystère de la rédemption de la croix du Christ.
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